200 East Pender Street
Located in Vancouver’s historic Chinatown, at the southeast corner of Main and Pender Street, this two-storey red brick commercial building, with its main elevation facing Main Street, has shops on the ground floor and professional offices above. The oldest part of the building, located at the corner, was constructed in 1895. An addition was made to the east, along Pender Street, in 1907.
The heritage value of 200 East Pender Street is found in the way its history reflects and informs our understanding of the history of Vancouver’s Chinatown, including the development of Main Street and the shifting boundaries of Chinatown. Heritage value is also found in the architecture.
Construction in 1895 of the front half of this building, facing Main Street, was part of the first wave of development along Main Street, south of Hasting Street. As Vancouver grew after 1886, Main Street (then known as Westminster Avenue) became one of its principal arterial roads. The building reflects this development. The early construction date and the continuing use for commercial purposes reflects Vancouver’s historical geography and forms part of the heritage value.
The red brick exterior, tall and narrow arched windows, and vestigial angled entry at the corner are typical of commercial architecture of the time. Built by James Borland, possibly in association with James Ironside (who built the adjoining structure at 506-10 Main Street), the building represents the role that local investors played in shaping Vancouver. At the time of its construction, Borland was employed as a plasterer. Like many others in the building trades he went on a career as a small-scale developer and ‘building agent’. In 1907, Borland extended the building east along Pender Street to the lane. This reflected the general intensification of commercial development in the area in the decade before World War I, a product of Vancouver’s development boom of the time.
The history of use and ownership provides insights into the neighbourhood. The ground floor has been consistently used for shops, including several drug stores. As Chinatown’s boundaries shifted and extended south and east, across Main Street, along Pender, and into adjacent streets in the 1910s, the tenants shifted to Chinese from non-Chinese. While some tenants came and went, others, including the Mon Sun Barbershop (more than seventy years) and the King Hong Co. Chop Suey House remained for long periods. These long associations reflect the enduring importance of Chinatown to the Chinese community as a place where services and familiar foods could be procured.
The upper floors have been used for lodging rooms, professional offices, and the meeting rooms of a Chinese musical society. Among the early professional tenants was Dr. J. Scott Conklin, remembered as a ‘noted B.C. Medical pioneer’. The shifting pattern and mix of uses is typical of the area.
The change in ownership also reflected the expansion of Chinatown. Title was transferred from the Borlands to Gook Yin Pon and Won Chew in 1919. This Chinese identity was given physical expression first in signage and then, in the 1970s, with the addition of ‘Chinese’ elements to the building, particularly the tiled roofs. These changes reflect the designation of Chinatown as a historic area in 1971, and were a product of efforts, by the community and municipal planners, to foster the Chinese character of the area through design guidelines and heritage conservation.
200, rue East Pender
Situé dans le quartier chinois historique de Vancouver, à l’angle sud-est des rues Main et Pender, cet immeuble commercial de deux étages en brique rouge, dont l’élévation principale donne sur la rue Main, comporte des commerces au rez-de-chaussée et des bureaux de professionnels à l’étage. La partie la plus ancienne de l’immeuble, située à l’angle, a été construite en 1895. Un agrandissement a été ajouté à l’est, le long de la rue Pender, en 1907.
La valeur patrimoniale du 200, rue East Pender réside dans la manière dont son histoire reflète et éclaire notre compréhension de l’histoire du quartier chinois de Vancouver, y compris l’aménagement de la rue Main et l’évolution des limites du quartier chinois. La valeur patrimoniale réside également dans l’architecture.
La construction en 1895 de la moitié avant de cet immeuble, donnant sur la rue Main, faisait partie de la première vague d’aménagement le long de la rue Main, au sud de la rue Hasting. À mesure que Vancouver grandissait après 1886, la rue Main (alors appelée avenue Westminster) est devenue l’une de ses principales artères. L’immeuble reflète cet aménagement. La date de construction précoce et l’utilisation commerciale continue reflètent la géographie historique de Vancouver et font partie de la valeur patrimoniale.
L’extérieur en brique rouge, les hautes et étroites fenêtres cintrées et l’entrée d’angle biseautée résiduelle sont typiques de l’architecture commerciale de l’époque. Construit par James Borland, possiblement en association avec James Ironside (qui a construit la structure attenante au 506-10, rue Main), l’immeuble représente le rôle que les investisseurs locaux ont joué dans le façonnement de Vancouver. À l’époque de sa construction, Borland travaillait comme plâtrier. Comme bien d’autres travailleurs des métiers du bâtiment, il a poursuivi une carrière de promoteur à petite échelle et d’« agent immobilier ». En 1907, Borland a agrandi l’immeuble vers l’est, le long de la rue Pender, jusqu’à la ruelle. Cela reflétait l’intensification générale de l’aménagement commercial dans le secteur au cours de la décennie précédant la Première Guerre mondiale, fruit de l’essor immobilier que connaissait alors Vancouver.
L’historique de l’utilisation et de la propriété offre un éclairage sur le quartier. Le rez-de-chaussée a toujours été occupé par des commerces, dont plusieurs pharmacies. À mesure que les limites du quartier chinois se sont déplacées et étendues vers le sud et l’est, de l’autre côté de la rue Main, le long de la rue Pender et dans les rues adjacentes au cours des années 1910, les locataires non chinois ont fait place à des locataires chinois. Si certains locataires n’ont fait que passer, d’autres, dont le Mon Sun Barbershop (plus de soixante-dix ans) et le King Hong Co. Chop Suey House, sont restés longtemps. Ces longues associations reflètent l’importance durable du quartier chinois pour la communauté chinoise en tant que lieu où l’on pouvait se procurer des services et des aliments familiers.
Les étages supérieurs ont servi de chambres de pension, de bureaux de professionnels et de salles de réunion d’une société musicale chinoise. Parmi les premiers locataires professionnels figurait le Dr J. Scott Conklin, dont on se souvient comme d’un « pionnier médical réputé de la C.-B. ». L’évolution et la diversité des utilisations sont typiques du secteur.
Le changement de propriétaires a également reflété l’expansion du quartier chinois. Le titre de propriété a été transféré des Borland à Gook Yin Pon et Won Chew en 1919. Cette identité chinoise s’est exprimée physiquement, d’abord par la signalisation, puis, dans les années 1970, par l’ajout d’éléments « chinois » au bâtiment, en particulier les toits de tuiles. Ces changements reflètent la désignation du quartier chinois comme secteur historique en 1971 et découlent des efforts déployés par la communauté et les urbanistes municipaux pour favoriser le caractère chinois du secteur au moyen de lignes directrices de conception et de la conservation du patrimoine.