188 Granville Street West
188 Granville Street West is a two-storey wooden home set back from the old highway running east-west through the Town of Bridgetown, Nova Scotia, on a long, steep riverfront property. This property was one of the original “ship-yard” lots above the north bank of the Annapolis River at the western end of the town. The property and the building are included in the designation.
The property at 188 Granville Street West is valued for its Queen Anne Revival architecture and its elegant contribution to the main street in the west end of Bridgetown, which was still expanding at the close of the nineteenth century. It is also valued for being the home of Samuel Weare, an amateur photographer and owner of a local drugstore.
Samuel Weare was born in 1865 in Massachusetts and raised in Yarmouth, Nova Scotia. He removed to Bridgetown where he operated a drugstore on the south side of Granville Street, in the block immediately east of Queen Street, and was also an amateur photographer. The drugstore also housed visiting opticians and a telegraph operator for Western Union, and sold photographic supplies.
Weare’s residence on Granville Street was one of a row of houses built in the “gay nineties” on the long and steep riverfront lots formerly owned by the Bridgetown Shipbuilding Company. It was built in 1897 by the contractors Curry Bros. & Bent. The prosperity of the “gay nineties” can be seen in the confident architectural style of this home, which has the typically complex roofline of the Queen Anne Revival style, marked here by the front-facing and side-facing gables.
Each part of this large, square house is accentuated with decorative details that break up the mass. For example, the pedimented front-facing gable has patterned shingles and a central window that is inset with small square-lights, or tiny panes. The front one-storey bay window is crowned with a spindlework balustrade. The façade is further embellished with a belt course of decorative shingling at the first-storey level.
Since this home is set well back from the road, both sides are on display, giving a full vantage point to the two-storey cutaway bay windows on either side. The massing of the house is further broken up by the enclosed entry porch, with an extended roof, which is a modification of the original corner gallery, shown on the accompanying historic photograph.
188, rue Granville Ouest
Le 188, rue Granville Ouest est une maison en bois de deux étages, en retrait de l’ancienne route qui traverse d’est en ouest la ville de Bridgetown (Nouvelle-Écosse), sur une longue propriété escarpée en bordure de la rivière. Cette propriété était l’un des lots de « chantier naval » d’origine surplombant la rive nord de la rivière Annapolis, à l’extrémité ouest de la ville. La propriété et le bâtiment sont compris dans la désignation.
La propriété du 188, rue Granville Ouest est appréciée pour son architecture néo-Queen Anne et pour son élégante contribution à la rue principale dans l’ouest de Bridgetown, secteur qui était encore en expansion à la fin du dix-neuvième siècle. Elle est également appréciée pour avoir été la résidence de Samuel Weare, photographe amateur et propriétaire d’une pharmacie locale.
Samuel Weare naquit en 1865 au Massachusetts et grandit à Yarmouth (Nouvelle-Écosse). Il s’établit à Bridgetown, où il exploitait une pharmacie du côté sud de la rue Granville, dans l’îlot situé immédiatement à l’est de la rue Queen; il était également photographe amateur. La pharmacie accueillait aussi des opticiens de passage et un télégraphiste de la Western Union, et vendait des fournitures photographiques.
La résidence de Weare, rue Granville, faisait partie d’une rangée de maisons construites durant les « gay nineties » sur les longs lots escarpés en bordure de la rivière qui appartenaient auparavant à la Bridgetown Shipbuilding Company. Elle fut construite en 1897 par les entrepreneurs Curry Bros. & Bent. La prospérité des « gay nineties » se reflète dans le style architectural assuré de cette maison, qui présente la ligne de toit typiquement complexe du style néo-Queen Anne, marquée ici par des pignons orientés vers l’avant et vers les côtés.
Chaque partie de cette grande maison carrée est mise en valeur par des détails décoratifs qui rompent la volumétrie. Par exemple, le pignon avant à fronton est orné de bardeaux à motifs et d’une fenêtre centrale garnie de petits carreaux carrés. La fenêtre en saillie d’un étage, en façade, est couronnée d’une balustrade à fuseaux. La façade est en outre embellie d’un bandeau de bardeaux décoratifs au niveau du premier étage.
Comme cette maison est bien en retrait de la route, ses deux côtés sont visibles, ce qui offre une vue complète des fenêtres en saillie à pans coupés de deux étages de chaque côté. La volumétrie de la maison est en outre rompue par le porche d’entrée fermé, au toit prolongé, qui résulte de la modification de la galerie d’angle d’origine, visible sur la photographie historique jointe.